Le Café Philosophe du 5
Octobre 2003 de 15h à 17h
à la Rafale place Cambernon GRANVILLE
La recherche du Pouvoir ?

Impossibilité
La recherche du Pouvoir et ses dangers. Qu'est-ce que le Pouvoir ?
Est-il suffisant de le vouloir ? " Vouloir c'est pouvoir ! " dit-on; mais est-ce une réalité ? Pouvoir n'est-ce pas réaliser ce que l'on veut ? Et pour réaliser ce que l'on veut, il faut en avoir la possibilité. Vouloir et Pouvoir forme donc une dualité inséparable pour Réaliser, nous voici maintenant devant une trinité. Il faut absolument marier la Volonté avec la Possibilité pour Réaliser.
"Impossible n 'est pas français ! " a-t-on dit, est-ce vrai ?
S'il n'y a pas de Possibilité, il n'y aura pas de réalisation, de même s'il n'y a pas de Volonté.
Il faut unir un spermatozoïde avec un ovule pour avoir un enfant, s'il manque l'un ou l'autre il n'y aura pas d'enfant. Ceci sous entend un consentement mutuel, sinon il y a viol.
"Tu n'as qu'à forcer, tu vas réussir " a-t-on entendu dans notre jeunesse. N'était-ce pas pousser les jeunes à la violence, Qui, dans ce cas est considérée comme opposée à la paresse ?
Nous avons la fâcheuse habitude de vivre dans la dualité, d'un extrême à l'autre : "Si tu n'es pas pour, tu es contre" . Il ne faudrait plus refuser, "Alors? il faut tout accepter ?" Non ! il ne faudrait plus accepter non plus. La Joie de vivre est dans la constatation agissante.
Le pouvoir d’un humain n'est que celui qu on lui prête, qu il vienne d'en haut (de l'univers,) ou d'en bas (d'un humain). S'il vient d'en haut c'est la possibilité, s'il vient d'en bas c'est la permission, la croyance ou l'imagination. L'une comme l'autre doivent être demandées avant d'agir. S'il y a refus, dans le premier cas il y a impossibilité accompagnée de frustration ; dans le second cas, si on insiste, il y a viol accompagné de douleur ou/et de souffrance.
Pourquoi recherchons-nous ce pouvoir ? Pourquoi avons-nous ce culte de l'autorité, qu'elle provienne d'une personne ou d'un groupe de personnes, d'un livre ou d'une croyance ? Avez-vous remarqué comment nous traitons celui qui porte un titre, qui a une position de responsabilités, de décideur, celui qui a une carte de visite chargée ? N'avons-nous pas l'impression de n'être personne si nous ne paraissons pas être quelqu'un de connu ou reconnu ?
Le pouvoir semble dominer notre vie : le pouvoir de l'un sur l'autre ou sur plusieurs, l'utilisation de l'un par l'autre. Nous nous servons les uns les autres pour notre satisfaction personnelle. La structure de notre société actuelle, qui est notre relation les uns avec les autres, repose sur le besoin et l'utilisation de l'autre. Les politiques ont besoin des électeurs pour accéder au pouvoir. Nos relations sont basés sur le besoin et l'utilisation. Mais la violence est inhérente à ce type de relation, et c'est pourquoi la violence est la base de notre société.
Nous transformons le réel besoin social en nécessité psychologique et notre relation avec l'autre a subi un changement radical. C'est ce besoin psychologique qui donne lieu à la violence et à la douleur ; il suscite la recherche du pouvoir qui est alors utilisé comme gratification. L'humain qui est ambitieux, qu'il s'agisse de lui ou de son parti, de son idéal religieux ou autre, est évidemment un facteur de désagrégation sociale. Il y aura les "pros et les antis" et le conflit s'installe, de la scène familiale à la guerre internationale.
L'ambition n'est inévitable que si l'humain, en tant qu'individu ne se transforme pas radicalement. La cruauté de l'homme pour l'homme est-elle inévitable ? Ne souhaitez-vous pas y mettre un terme ? Il est évident que vous souhaitez ardemment que les autres y mettent un terme, mais vous ? "A quoi bon changer, si tous les autres restent les mêmes ? " Le monde ne pourra pas se transformer tant que vous ne le serez pas vous-même, le monde c'est vous.
Chaque individu, chaque groupe tente d'avoir le dessus, essaie d'imposer sa loi, ses idées et ainsi entretient la violence, la cruauté, le conflit.
Il ne peut y avoir création de nouveauté, de réel changement, de métamorphose qu'en la Paix. Mais la paix est un profond mensonge tant que notre relation avec une ou plusieurs personnes repose sur le besoin et l'utilisation, car cela ne peut déboucher que sur le pouvoir et la domination. Le pouvoir des idées comme le pouvoir des armes sont semblables et destructeurs. L'idée et la croyance dressent l'humain contre l'humain. tout comme les armes ; elles sont toutes deux des antithèses de l'Amour.
Le bonheur qui résulte de l'action du pouvoir, n'est qu'une sensation qui, comme toute sensation, s'estompe rapidement et demande à être remplacée par une autre.
La Joie de vivre réside dans la transformation et non dans l'acquisition. Elle n'est pas une fin en soi, elle vient de la compréhension de ce qui est.
Aussi longtemps que l'on envisage le bonheur en termes d'accumulation, le résultat ne peut être que mécontentement, conflit et souffrance. Le bonheur n'est pas issu du souvenir, c'est un état qui entre en existence avec la vérité, toujours nouvelle, de l'instant présent
Se dominer, se maîtriser, se contrôler sont souvent entendus comme bénéfique pour l'être humain :
mais qui domine qui ? N'est-ce pas l'ego qui maîtrise l'ego ? Est-ce possible ? Souvenez-vous du demi-assassin que l'on exécute ou du dernier cannibale que l'on bouffe pour faire disparaître le crime ou le cannibalisme. Tout cela est le pouvoir sur soi ou sur les autres.
Il vous est recommander d'Apprivoiser, ceci se pratique avec Amour et non domination. Comment peut-il y avoir Amour s'il y a domination ?
D’après LOU